
Lorsque une ancienne légende ressurgit du passé... |
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| | Auteur | Message |
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Alys Dylamir Admin

Nombre de messages: 241 Age: 18 Âge du personnage: 21 ans Race: Humaine Rang: Dominante des Mercenaires Date d'inscription: 08/07/2008
Feuille de personnage Origine: Dinak Alignement: Neutre bon Armes:
 | Sujet: L'histoire Mar 15 Juil - 12:16 | |
| - Maman, tu peux me raconter une histoire ? S’il te plait ! demanda l’enfant en se redressant dans son lit, sa couverture glissant et dévoilant son buste - Tu n’es pas trop grand pour ce genre de choses ? demanda la jeune femme d’une voix douce et rieuse. Rallonge toi donc ! - Oh ! Allez maman ! C’est pas souvent que tu veux me raconter des histoires pour m’endormir, insista le garçonnet en prenant un air si suppliant et si doux qu’il attendrirait le cœur le plus sombre.
La jeune femme, qui était déjà sur le pas de la porte et allait quitter la pièce, éclata d’un rire joyeux, voyant l’air si suppliant de son fils. Lentement, la jeune femme revint près du petit lit de bois et s’assit au bord.
- Très bien, mon garçon ! Que veux tu que je te raconte comme histoire ? - Ben… Il y en a une que tu m’as raconté souvent quand j’étais petit, ‘man. Mais j’m’en souviens plus très bien. Le seul truc que je me rappelle c’est qu’il y avait la guerre et puis des… oh ! Je sais plus quoi ! Et y’avait un pacte aussi…
Sa mère se figea soudain, envahie par ces histoires vieilles comme le monde. Sa mère déjà lui avait raconté ces histoires, et la mère de sa mère bien avant elle. Perdue dans ses souvenirs, ce fut l’air étonné de son fils qui le ramena à la réalité.
- Oui, tu as bien raison, mon chéri ! Cette histoire mérite bien d’être racontée.
Un large sourire s’afficha sur le visage du petit garçon qui se rallongea, prêt à écouter l’histoire de sa mère.
- Il y a 3000 ans, l’île de Tosya, notre île, se forma et la vie commença à s’y développer. Bien que la flore et la faune furent bien plus primitives et moins accueillantes qu’à notre époque, les différents êtres humains, apparus sur ces nouvelles terres, réussirent à survivre et à imposer leur présence. Chacun avait son territoire, mais rapidement l’avidité prit le dessus et les premières guerres décimèrent de nombreux clans. Tous se battaient avec ferveur. Certains pour assouvir leur domination et d’autres pour survivre aux oppresseurs. Petit à petit, plusieurs royaumes se formèrent, modifiant leurs frontières de temps à autre à cause des nombreux conflits devenus de plus en plus violents.
La femme se demanda s’il était convenable de parler de ce genre de chose à un enfant de dix ans. Cela dit, l’avenir qui s’annonçait à son fils n’était pas des meilleurs. Il était si jeune, et pourtant il allait déjà sortir de l’innocence…
- Une organisation se créa alors, ayant pour but de mettre un terme à toutes ces guerres. D’abord simple rumeur, personne ne fit attention à cet événement. La population nomma alors ses membres les Mercenaires. Mais un jour, une rumeur se propagea dans tout le continent à une vitesse incroyable : on dit d’ailleurs que c’est le message qui a réussi à circuler le plus facilement lors de la première ère. - Que racontait la rumeur ? demanda timidement l’enfant. - Et bien, que l’un des rois les plus tyranniques et les plus puissants avait était assassiné au nom des Mercenaires.
L’enfant écarquilla les yeux de stupeur :
- Mais… mais comment ont-ils fait ? Je veux dire… un roi pareil doit être protégé de près ! - Personne n’a su comment les Mercenaires s’y sont prit, mais ce qui est certain, c’est que ce fut la première victime d’une très longue liste de monarques déshérités. En fait, ce fut l’exemple de la puissance des Mercenaires et le premier avertissement. Selon les Mercenaires, ce roi était allé trop loin et était beaucoup trop dangereux. Ils avaient donc décidé de destituer le roi de son trône. Cette liberté d’action donna un premier aspect au continent : des guerres moins présentes et des rois plus sécurisés que jamais. Malgré cela, les Mercenaires semblaient prendre un malin plaisir à détrôner les tyrans, se moquant de leur stupide protection. Rien ne semblait leur résister. Certaines rumeurs racontaient qu’ils attaquaient par groupe de cinq et parfois, pour un roi dont la suite leur semblait médiocre, un seul suffisait largement. Des chasses aux Mercenaires avaient été instaurées, mais il était impossible de savoir qui était Mercenaire et qui ne l'était pas et de nombreux innocents furent jugés et tués.
La jeune femme jeta un coup d’œil à son fils. Il l’écoutait, une lueur à mi-chemin entre fascination et inquiétude dans les yeux :
- A cause de ce dont les Mercenaires étaient capables de faire et du fait qu’il était impossible de connaître leurs projets à l’avance, les rois et reines les plus puissants convoquèrent une assemblée générale avec tous les royaumes et les Mercenaires. Les dirigeants de chaque nation ne savaient si les membres de l’organisation viendraient, car, ne sachant où les trouver, les monarques avaient compté sur les rumeurs qui, ils l’espéraient, les mettraient tous au courant. Le jour de l’assemblée générale, tous les dirigeants étaient présents, mais il n’y avait aucune trace de leurs « invités ». Alors qu’ils allaient commencer la séance, trois personnes firent irruption dans la pièce. Deux d’entre-deux étaient des hommes, la troisième, une femme. Chacun d’eux se présenta, déclinant leur identité et leur fonction au sein de leur organisation. Les monarques apprirent alors qu’ils étaient tous trois des Dominants et qu’il n’en existait que trois. Un roi demanda si c’étaient eux qui dirigeaient tous les Mercenaires et ils répondirent que tous les Mercenaires étaient libres d’agir à leur guise, mais que les Dominants étaient là pour les guider vers la bonne voie et les ramener dans le droit chemin en cas d’égarement. Ils n’étaient pas des chefs et se rapprochaient bien plus du maître, celui que l’on doit suivre, imiter ou surpasser.
Un sourire se dessina sur les lèvres de l’enfant. Il continua à écouter l’histoire en silence :
- Lorsqu’ils demandèrent pourquoi on les avait appelés, le roi qui possédait le plus vaste royaume envoya ses gardes du corps sur eux. D’après ce que l’on dit, seule la femme, après un bref regard pour ses compagnons, aurait décidé de se charger d’eux. Et elle s’en est débarrassée comme si ce n’étaient que des hommes sans force. Je ne sais pas exactement comment mais elle a réussi à les battre à mains nues. Après cette scène, le roi s’est levé et s’est incliné devant la femme et les deux autres Dominants. Tous les autres monarques se sont levés à sa suite et ont fait de même. Les Mercenaires reposèrent alors leur question et celui qui avait envoyé ses guerriers, sans se relever, avoua qu’il voulait concevoir une alliance entre les différents royaumes et l’organisation.
Le sourire du petit garçon s’agrandi, toute peur envolée. On arrivait à la fin de l’histoire, cette histoire qu’il n’avait plus entendu depuis si longtemps. Cette histoire dont plus personne ne parlait, pour il ne savait quelle raison :
- Tous ensembles, ils conclurent alors à cette alliance que l’on nomma Code des Mercenaires. Dans ce code, se trouvaient toutes les règles que les Mercenaires étaient obligés de respecter mais aussi toutes les libertés qu’ils obtenaient, comme la liberté d’aller et venir dans tous les royaumes sans aucune exception. Si les Mercenaires ne respectaient pas une règle ils perdaient leurs libertés et inversement, si un royaume allait à l’encontre des libertés d’un Mercenaire alors les Mercenaires ne respecteraient plus aucune règle du Code dans les terres de ce royaume. Les Mercenaires n’étaient pas concernés par les lois des royaumes lorsqu’ils étaient sur leurs terres. La seule loi pour eux c’était le Code. Mais l’une des plus grande contrainte pour l’organisation était qu’ils n’avaient le droit de détrôner un roi qu’à partir du moment où une guerre s’enclenchait. Grâce à cela, les guerres se firent beaucoup plus rares, voire inexistantes. La deuxième ère débuta, où les Mercenaires n’avaient de place.
Le sourire du garçon s’effaça aussitôt :
- Et que sont-ils devenus alors ? demanda-t-il. - Et bien, on raconte qu’ils ont continué à servir le peuple des différents royaumes mais d’une manière beaucoup plus discrète. A vrai dire, on entendait parler d’eux que très peu. Mais ils ont continué à exister, même si leur activité était beaucoup plus irrégulière. De plus, comme les royaumes se sont assemblés grâce au mariage, ils avaient de moins en moins de pays à surveiller et donc à protéger.
La jeune femme se leva mais avant d’avoir pu faire un pas son fils lança :
- Mais, Maman, comment reconnaît-on un Mercenaire ? Et puis, qui sont leurs che…Dominants maintenant ? Et où peut-on les trouver ?
La jeune mère éclata de rire avant de se pencher vers son fils, lui donner son baiser du soir, puis de se retourner en partant vers la porte :
- Je te l’ai dit. On ne sait pas encore comment reconnaître un Mercenaire. Il y a déjà eu plusieurs suppositions mais aucune ne s’est révélée exacte, par manque de preuve. Pour ce qui est des Dominants, je n’en ai pas la moindre idée. Et en ce qui concerne leur base, cela reste un mystère. Cela fait 3000 ans qu’elle existe, et personne ne l’a découverte, ou n’a pu nous rapporter la réponse de son vivant.
Une dernière fois, elle se tourna vers son fils :
- Fais de beaux rêves.
Au moment où elle posa la main sur la poignée, le petit demanda :
- Maman ? Pourquoi on ne leur demande pas de nous aider ? Et pourquoi personne ne parle d’eux ?
La jeune mère leva la tête, le regard perdu, sans espoir. Il lui suffisait d’ignorer la question, de sortir. Elle n’en trouva pas la force… ni le courage. Cela faisait trop longtemps qu’ils se taisaient tous. 
Dernière édition par Alys Dylamir le Lun 13 Juil - 22:11, édité 3 fois |
|  | | Alys Dylamir Admin

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 | Sujet: Re: L'histoire Mar 15 Juil - 12:59 | |
| - Est-ce que… est-ce que tu veux que je raconte une autre histoire ?
L’enfant comprit qu’il devait en passer par là s’il voulait comprendre :
- Oui. Je veux bien.
La main de la Dinakienne se crispa sur la poignée. Il fallait qu’elle trouve les bons mots. Les mots justes. Pourquoi parler lui semblait-il si dur ?
- Maman ?
La jeune mère se retourna brusquement, un sourire éblouissant sur le visage. Un sourire mensonger.
- Oui ! Je… Je réfléchissais à la manière dont je pourrais commencer.
Elle s’avança et s’assit sur le bord du lit, le dos droit. Trop droit. Ce n’était pas naturel. Elle était certainement trop tendue :
- Tout cela remonte à dix ans… - Quand je suis né ? demanda soudain l’enfant, enthousiaste à cette idée. - Oui, exactement, répondit-elle avec un sourire tendre, Il y a donc dix ans, il ne restait plus que deux royaumes sur Tosya : Alsaria, le plus grand des deux pays, et Ellandy. Malheureusement, le roi d’Alsaria, sentant son heure arriver, demanda à ses deux enfants de venir le voir. Il devait faire un choix quant à son successeur et ce choix était plus que délicat. N’ayant que deux enfants, l’affaire aurait dû être vite réglée puisque le plus âgé des deux devrait être celui qui, logiquement, recevrait la couronne à la suite du décès de son père. Mais l’enfant l’aîné était une fille, et avait un frère plus jeune. Sachant que beaucoup pensaient que le fils avait la primauté, le roi hésitait à céder le trône à sa fille. Mais connaissant le tempérament de ses enfants, il décida, pour le bien de son royaume, de céder la couronne à l’aînée. Le fils était fou de rage envers son père et sa décision. Le roi refusant catégoriquement de changer sa décision se vit craché au visage par son fils, qui lui assura qu’il regagnerait le trône, dusse-t-il employer la force. Le jeune prince sortit de la chambre avant que le vieil homme n’ai pu réagir. Quand la future reine demanda que l’on rattrape son frère, quelques mois après son avant au trône, il était déjà loin. Peu de temps plus tard, le roi perdit la vie, et une grande partie du royaume désespérait de retrouver le frère cadet de la reine, redoutant sa vengeance.
La jeune femme baissa les yeux, émue par l’histoire. Mais elle essaya de ne pas trop se laisser émouvoir et continua sur sa lancée :
- Pendant deux ans, la reine a pu diriger son royaume tranquillement et plus ou moins convenablement. Pendant ces deux années de prospérité, personne n’avait vu le frère de la reine, ou personne n’avait eu le temps de donner sa position… Mais dans les jours qui suivirent, une rébellion sembla gagner l’arrière pays, près de la chaîne de Yarkol. La reine envoya des messagers pour voir ce qu’il en était. Aucun n’en revient. Personne du coté ouest du royaume ne savait ce que nous vivions, nous, ceux du coté Est.
Une larme roula sur sa joue. Quel âge avait-elle quand cela avait commencé ? A peine un peu plus que son fils actuellement :
- Le frère de la reine s’était caché dans les montagnes, complotant contre sa propre sœur avec des hors-la-loi de toutes les espèces et quelques uns de ses partisans. Ensembles, ils avaient commencé à prendre plusieurs villages. Peu à peu, la population s’est jointe à eux. De toute manière, c’était lui être fidèle ou mourir. Certains réussirent toutes fois à s’enfuir. Le frère de la reine se proclama lui-même roi de ses nouvelles terres et renomma son royaume Dinak. Au fil des années, son territoire avançait. Les deux royaumes se disent en conflit et non en guerre. Pourtant ça se rapproche bien plus de la guerre qu’autre chose. En fait, je pense que la reine n’ose pas voir la vérité en face… Quant au royaume d’Ellandy, il se dit neutre puisque ce conflit ne le concerne pas.
La jeune femme tourna vers son fils un regard plein de tristesse :
- Cela fait maintenant huit ans que ce « conflit » dure. Aux yeux de tous, les mercenaires n’existent pas, ou alors ils nous ont abandonnés ! - Je suis sûr que c’est faux ! répliqua l’enfant, émerveillé par cette histoire.
Sa mère ferma les yeux pour réfléchir :
- Tu as à la fois raison et tord. Pour beaucoup de gens, les Mercenaires ne sont que les personnages principaux d’une histoire que l’on racontait aux enfants pour les rassurer dans les guerres, il y a 3000 ans. Même si le Code existe bel et bien, certains trouvent encore à renier son existence. Sinon tu as raison, les Mercenaires ne semblent pas nous avoir abandonnés. Beaucoup de rumeurs circulent à leur sujet, mais les gens qui les répandent restent discrets. Si le roi apprenait que quelqu’un parlait des Mercenaires… je ne donnerais pas cher de la peau de cette personne.
Le garçon resta silencieux, tout comme sa mère. Il réfléchissait et essayait de faire le lien avec l’autre histoire :
- Alors on ne peut pas leur demander de nous aider, vu que l’on ne sait pas où ils se trouvent. Il faut que l’idée vienne d’eux. Et si on reparle d’eux, alors ils vont venir nous aider, comme ils l’on fait il y a 3000 ans.
La jeune femme se contenta de sourire :
- Tu oublies une chose. Nous ne sommes pas verbalement en « guerre ».
L’enthousiasme de l’enfant ne fut pas touché :
- Mais ils agissent quand même, non ? - C’est possible. Écoute, il est largement l’heure de dormir maintenant.
Elle se leva, embrassa son fils et se dirigea vers la porte, bien décidée à la fermer derrière elle, cette fois-ci :
- Maman ? Tu crois que je pourrais être Mercenaire ? - Qui sait ? demanda la mère énigmatique sans attendre de réponse.
Elle sourit une dernière fois à son fils et sortit de la pièce, fermant soigneusement la porte derrière elle. Restant là, comme à écouter son fils s’endormir, elle reprit dans un murmure à peine audible :
- Qui sait !  |
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