Alors qu’Elestine se livrai doucement à lui, expliquant son passé, ses projets, le Mercenaire restait là, silencieux à l’écouter doucement en hochant la tête de temps à autre en signe d’approbation. Lorsqu’elle eut finit et fit allusion à la possibilité qu’il soit le père de ses enfants, SaYoLe tira un large sourire et prit un aire faussement pressé, comme un puceau devant l’annonce de sa première fois. Il se tourna vivement vers un Tavernier imaginaire :
Vite, une chambre s’il vous plaît !
Et se retourna vers Elestine, arrivant à tenir son faut aire quelques secondes avant d’éclater de rire, ne pouvant plus se retenir d’avantage. Il avait encore du boulot pour jouer convenablement la comédie. Il leva son verre pour trinquer une nouvelle fois :
A cet homme mystérieux qui sera le futur père de vos enfants et qui ne le sait pas encore !
Ils trinquèrent ensemble une nouvelle fois, se qui donna une nouvelle excuse pour Sayole d’absorber une nouvelle gorgée de son sacra, puis il reprit la parole.
Je vous trouve dur envers vous-même. Je ne connais pas votre âge, mais au vu de votre corps, sans vouloir paraître grossier, et en prenant en compte votre capacité à voyager, à danser et à chanter, je suppose que vous avez encore beaucoup de temps devant vous.
Il lui afficha un sourire sincère, montrant ainsi que ce n’était nullement dans le but de lui faire un compliment, mais qu’il le pensait réellement.
Pour le reste, je vous approuve totalement dans vos visions des choses. Il faut un environnement saint et calme pour un enfant. Ce sont des choses que je ne peux pas lui offrir, tout comme vous.
Par contre, je plains totalement ma possible future progéniture ! Si c’est un garçon, je ferai tout pour éviter qu’il suive ma voie. Et s’il s’avère que ce soit une fille, je ferai beaucoup trop protecteur, après avoir vu toutes les horreurs dont l’humanité est capable...
Il afficha un énième sourire avant de finir d’une traite le reste de son verre, reposant le récipient vide sur le bois dans un petit bruit sourd.
Votre vie fut bien remplit, et peux de femme peuvent se venter d’avoir vu autant de chose que vous. C’est une chance, bien que les désagréments soient nombreux et varier. J’espère que votre avenir sera encore plus radieux, et je vous souhaite de découvrir la joie de porter un enfant avec à vos cotés un compagnon amant et doux.
Mais dites moi, que je ne vous mette pas en mauvaise posture, dans combien de temps à lieux votre représentation ?
